Le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé le 17 juin 2011 une série de réformes constitutionnelles relatives à la réduction de certaines de ses prérogatives, à un renforcement des pouvoirs du Premier ministre ainsi qu’à une série de mesures favorables au pluralisme démocratique.
Certains observateurs ont surtout remarqué l’initiative tendant à reconnaître officiellement la langue amazighe usitée par un nombre considérable de marocains comme langue officielle.
Abdoulatifou Aly, seul député musulman de l’Assemblée nationale salue avec enthousiasme cette initiative qui est une évolution suffisamment sérieuse pour susciter non seulement l’assentiment d’une large majorité de la population marocaine mais également l’adhésion de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et de l’ensemble des démocraties de la communauté internationale.
Selon le député, Le Maroc est le premier Etat dans le monde musulman à apporter la preuve qu’en répondant aux légitimes aspirations des populations arabes, la transition démocratique peut s’effectuer sans effusion de sang.


